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	<title>Impressions &#187; photography</title>
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		<title>Raymond Depardon, la douceur du réel</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Mar 2015 19:54:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Belinda Saligot]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
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		<description><![CDATA[Publie dans ARTS MAGAZINE en Décembre 2013 Pour la première fois, le Grand Palais présente, en collaboration avec Raymond Depardon, des œuvres du photographe, de ses débuts dans les années 50 à aujourd’hui. « Un moment si doux » réunit plus de 150 clichés pour la plupart inédites. Arts Magazine l’a suivi dans la préparation de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Publie dans ARTS MAGAZINE en </strong><strong>Décembre 2013</strong></p>
<p><strong>Pour la première fois, le Grand Palais présente, en collaboration</strong> <strong>avec Raymond Depardon, des œuvres du photographe, de ses débuts</strong> <strong>dans les années 50 à aujourd’hui. « Un moment si doux » réunit plus</strong> <strong>de 150 clichés pour la plupart inédites. <em>Arts Magazine </em>l’a suivi dans</strong> <strong>la préparation de ses tirages dans un laboratoire parisien.</strong></p>
<p>Le laboratoire Central Dupon Images n’a aucun secret pour le photographe Raymond Depardon. Sitôt arrivé, il entame avec plaisir une visite guidée, déambule d’étage en étage, salue <em>« les vieux conservateurs » </em>à l’argentique, untel à la « <em>Frontier » </em>– pour les tirages de lecture –, un autre à la «DrumScan» – « <em>une machine</em> <em>qui vaut de l’or ». </em>Sur le chemin, il s’amuse des clivages entre numérique et argentique, <em>« les ennemis jurés », </em>s’arrête avec délice sur les détails techniques de chaque machine et exprime ce paradoxe inévitable : dans ce lieu, des tirages de Sebastião Salgado, Marc Riboud ou William Klein se mélangent aux publicités de Chanel, Lancôme et Dior. Une question de survie pour cette grande maison de la photographie.</p>
<p>Raymond Depardon a choisi l’argentique, il développe ses négatifs, les observe grâce à son <em>« mouchard » </em>– une planche-contact – et commande des tirages de lecture, ses <em>« images de chocolat » </em>qui l’invitent ou non, dit-il, au rêve. Dans la dernière étape, le tirage, il collabore, pour cette exposition en couleur présentée au Grand Palais, avec le coloriste Jacques Hénaff, qui a aussi travaillé sur l’exposition <em>« </em>France <em>», </em>en 2010, à la Bibliothèque nationale de France. Le matin, le coloriste tire ; l’après-midi, ils en discutent. <em>« Heureusement que vous n’êtes pas venue hier, je pleurais, j’étais un peu effondré, la couleur ne me plaisait pas », </em>nous confie Raymond Depardon qui se tourne vers Jacques et l’accuse, taquin, d’être <em>« trop doux », « trop gentil ». </em>Même s’il y a une volonté au départ, précise-t-il, de la couleur et de la douceur, <em>« on peut changer d’avis », </em>en particulier sur les petits formats qu’il préfère plus <em>« contrastés ».</em></p>
<blockquote><p><strong>retrouver la lumière</strong></p></blockquote>
<p>Seule la prise de vue détient la vérité. Jacques part à sa recherche, grâce au négatif et à l’œil du photographe. <em>« C’est un jeu », </em>dit-il. Même si Depardon affirme ne pas être <em>« un photographe de la couleur », </em>ni un <em>« bon exposant », </em>il aime les défis qui le bousculent. Jacques Hénaff arrive avec les nouveaux tirages qu’il dépose soigneusement sur une table, au milieu d’une pièce lumineuse animée par le discret va-et-vient du personnel. Sur un mur aimanté, il accroche une nouvelle série réalisée en Patagonie qu’il accole à l’ancien tirage. Les premières remarques du photographe tombent : <em>« Le ciel est mieux, moins jaune, il a plus de pêche.» </em>Un coup d’œil à la fenêtre, la lumière est trop forte, il ferme les stores. Première règle : se méfier de toutes les lumières. Image suivante : Argentine, 2012. Une femme de dos s’appuie contre un mur. Il s’exclame : <em>« Il vaut mieux qu’elle soit de dos, sinon elle m’aurait engueulé ! Les Indiens n’aiment pas les “gringos”, ils sont pudiques, on doit adopter un comportement différent avec eux, il ne faut surtout pas les mitrailler. Tu fais un cliché et tu déguerpis ! »</em></p>
<p>Nouvelle destination, Salisbury, au Zimbabwe, en 1965. Raymond Depardon, les <em>« aime bien » </em>ces photographies. Il avoue les avoir toujours <em>« planquées » </em>! Là-bas, au milieu de ces hommes qui dormaient dans des dortoirs, buvaient de la bière dans des seaux en plastique et <em>« savaient plus de choses sur lui qu’il n’en savait sur eux », </em>il raconte avoir eu <em>« la peur de sa vie ». </em>Place aux images du Liban de 1978. <em>« Les couleurs mornes et enterrées » </em>d’une façade d’immeuble meurtrie par la guerre civile inquiètent notre ancien reporter : <em>« Comment comprendre, avec ces images, ce qu’est la guerre ? » </em>Jacques et Raymond se parlent et s’écoutent mutuellement. Pour l’un comme pour l’autre, l’échange est essentiel. De brèves remarques : <em>« Trop lumineux », « Pas assez de matière », « C’est mieux, plus clair, il faut retenir ce ciel » </em>; des interrogations : <em>« Plus évanescent ou plus dense ? » </em>; <em>« Plus doux ou plus contrasté ? » </em>Ils s’approchent, reculent, avec ou sans lunettes, un jeu de jambes et de regards s’opère sur une image travaillée sans relâche. <em>« Même s’il dit “ça va”, on sait que ce n’est pas fini&#8230; », </em>ironise Jacques. Tirer en couleur, c’est, pour Depardon, l’homme du noir et blanc, se confronter à elle, la penser, la réfléchir. C’est se souvenir de ces autoportraits qu’il observe avec étonnement, d’une image floue de sa mère qu’il a disputée pour avoir bougé, d’un père qu’il aurait voulu photographier davantage. Quand il se penche sur ces images, il ressasse ou plutôt roumegue, une expression cévenole qui rappelle ses origines à cet éternel insatisfait.</p>
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<a href='https://belindasaligot.com/?attachment_id=118'><img src="https://i2.wp.com/belindasaligot.com/wp-content/uploads/2015/03/depardon2.jpg?resize=150%2C150" class="attachment-thumbnail" alt="Chili, 1971 : © Raymond Depardon / Magnum Photos" data-attachment-id="118" data-orig-file="https://i2.wp.com/belindasaligot.com/wp-content/uploads/2015/03/depardon2.jpg?resize=768%2C1024" data-orig-size="768,1024" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;BlackBerry 9320&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}" data-image-title="Chili, 1971 : © Raymond Depardon / Magnum Photos" data-image-description="" data-medium-file="https://i2.wp.com/belindasaligot.com/wp-content/uploads/2015/03/depardon2.jpg?fit=300%2C300" data-large-file="https://i2.wp.com/belindasaligot.com/wp-content/uploads/2015/03/depardon2.jpg?fit=1024%2C1024" /></a>
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<blockquote><p><strong>La douceur, art engagé</strong></p></blockquote>
<p>«Un moment si doux n’a pas de date de naissance. Elle repose plutôt sur <em>« une fidélité de projet, de création, de recherche, de questionnement, une fidélité ancrée dans le mouvement » </em>entre le commissaire de l’ex- position Hervé Chandès et le photographe. Dans les années 2000, Depardon se promène en Amérique du Sud à la recherche d’un décor pour un film qui raconte une histoire d’amour. Chaque étape est l’occasion pour lui de remplir une petite boîte de tirages de lecture pour l’offrir au commissaire, à l’ami, qui l’encourage à travailler en couleur : <em>« La couleur apparaît chez lui dès</em> <em>l’enfance, </em>explique Hervé Chandès. <em>Dans les photos de sa jeunesse, il regarde le monde en couleur. Elle est souvent liée à une lumière ou une teinte particulières, celle d’un tracteur ou d’une nappe cirée. »</em></p>
<p>Il se lance officiellement dans ce projet – la recherche en couleur de la <em>« douceur du réel » </em>selon l’expression de Clément Rosset – entre septembre 2012 et mars 2013, après avoir déterminé le choix de la pellicule, l’appareil et l’itinéraire. Toutes les images d’« Un mo- ment si doux <em>» </em>sont réalisées avec son outil fétiche, un Rolleiflex grand-angle : <em>« Jamais, </em>dit-il, <em>je ne charge un Leica en couleur. Ce serait comme si je trompais quelqu’un ! » </em>Que ce soit en Amérique du Sud, en Éthiopie ou à Honolulu, il connaît toutes les villes qu’ils traversent pour les avoir déjà visitées. Il y retourne, donc, <em>« même déçu, même si quelque chose s’effondre en (lui) ». </em>Si voyager, c’est se questionner, <em>« Raymond est sans cesse dans l’interrogation, </em>ajoute le commissaire, <em>il avance tout le temps, c’est un homme qui cherche, il a une pensée ouverte ».</em></p>
<blockquote><p><strong>Du reportage à l’exposition</strong></p></blockquote>
<p>Quand il pense en couleur, il s’inspire des peintres orientalistes, imagine un homme <em>« plus féminin, moins en colère, plus enfantin, moins critique ». </em>Il évoque alors la douceur, le côté <em>« sucre d’orge », </em>et il s’identifie à ces mots qu’il cite, de mémoire, d’un essai sur la douceur de la philosophe Anne Dufourmantelle : <em>« La douceur, c’est un art engagé, c’est l’enfance, l ’érotisme, c’est la peur de mourir, la disparition », </em>avant de conclure : <em>« C’est tout à fait moi! »</em></p>
<p>Au Grand Palais, Raymond Depardon expose pour la première fois son travail, de ses débuts à aujourd’hui, <em>« sans que ce soit une rétrospective, </em>insiste le commissaire. <em>Rien n’a été conçu comme tel. Il y a d’ailleurs beaucoup de photographies oubliées, comme la série sur Glasgow. » </em>L’espace entre les clichés a été une priorité dans ce <em>« musée pas comme les autres », </em>un endroit qui, selon l’artiste, installe d’emblée le spectateur dans la notion d’œuvre. Raymond Depardon ne s’en cache pas, exposer n’est ni dans ses habitudes ni dans sa culture. <em>« À 25 ans, j’étais reporter, il n’existait pas de lieu d’exposition, ni de culture de la photographie. Pour ce projet, je ne suis pas allé à Lampedusa, je n’ai pas fait de journalisme, j’ai erré. » </em>Il reste hanté par l’idée qu’une photographie doit <em>« servir », « être utile » </em>et il se répète sans cesse les propos de Henri Cartier-Bresson : <em>« La photographie est une petite arme qui peut changer le monde. » </em>À la publication de son premier recueil de textes et images, <em>Notes, </em>il change d’arme et choisit l’amour. Il a toujours trouvé dans le sentiment amoureux son meilleur guide : <em>« Pendant vingt ou trente ans, j’ai essayé de voyager et d’aimer en même temps, j’ai dit à toutes les femmes que j’ai aimées : “Viens, on va partir”. J’avais l’impression que j’étais davantage moi-même en voyage, plus séduisant. » </em>Le voyage l’adoucit, l’allège, le guérit de son côté <em>« bougon, acariâtre, nerveux ». </em>« Un moment si doux », il l’associe à la peur. Ce mot, il l’utilise <em>« à tire-larigot », </em>comme les Africains parlent de la douleur, titre de l’un de ses films <em>Comment ça va la douleur ? </em>Alors, Raymond, comment ça va la peur ? Il hésite. <em>« Quand je fais des photos, je ressens toujours un pincement, l’impression que je fais un effort. J’ai mis beaucoup de temps à me dire que je pouvais faire une photographie intéressante. » </em>Raymond Depardon n’est pas un photographe comme les autres. Si la verticalité chez l’Américain Robert Adams lui plaît et l’influence, en grand amoureux des territoires, il rapproche la photographie de l’ethnologie. Au fil des voyages, il trouve une distance qu’il a revendiquée et qui lui appartient. Avec un coin de rue, des routes désertes, des silhouettes, il imprègne le visiteur d’une <em>« solitude heureuse », </em>l’installe dans un café en Bolivie, lui raconte une histoire. Toujours une histoire d’amour.</p>
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		<title>Les aventuriers de la photographie anonyme</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Mar 2015 22:08:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Belinda Saligot]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
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		<description><![CDATA[Portrait publié dans le numéro 4 de la revue Camera &#160; Depuis l’ouverture de leur galerie Lumière des roses en 2004, Marion et Philippe Jacquier sont devenus les acteurs incontournables d’un marché de niche en plein essor, où la passion domine. Nichée au fond d’une cour à Montreuil, la galerie Lumière des roses revendique l’éloignement [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Portrait publié dans le numéro 4 de la revue <a href="http://www.camera-publications.com/camera.php?page=revue&amp;PHPSESSID=a3avgp6rt86ovdb0htmiejo706">Camera</a></p>
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<p><strong><em>Depuis l’ouverture de leur galerie Lumière des roses en 2004, Marion et Philippe Jacquier sont devenus les acteurs incontournables d’un marché de niche en plein essor, où la passion domine.</em></strong></p>

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<p>Nichée au fond d’une cour à Montreuil, la galerie Lumière des roses revendique l’éloignement de la capitale : « <em>On ne vient pas chez nous par hasard</em> ! » soulignent Philippe et Marion Jacquier. C’est dans une ancienne charpenterie que le couple a fondé cette galerie consacrée à la photographie anonyme. Dans la pièce principale, tout est permis : bouquiner, examiner d’anciens appareils photographiques, farfouiller dans des boîtes cartonnées, contempler l’accrochage et même suçoter des bonbons au thé vert.</p>
<p>Quinze ans durant, Philippe et Marion ont produit des films d’auteurs — Christophe Honoré, Anne Fontaine, ou encore Kijû Yoshida. La photographie, pourtant, n’était pas loin. En 1989, Philippe a découvert dans une armoire familiale le travail de son arrière-grand-père, l’opérateur des frères Lumières Gabriel Veyre, photographe officiel du sultan du Maroc. Pendant plusieurs années, avec Marion, il archive ses films, ses clichés et sa correspondance, organise des expositions et publie des ouvrages biographiques1.</p>
<p>Hormis cette expérience, le couple ignore tout de la photographie et de son marché. Lorsqu’ils se lancent dans le projet d’une galerie, en 2004, c’est un peu par hasard, par esprit d’aventure, pour changer de métier. Avec une seule volonté : rester dans la marge. D’emblée, ils décident de ne pas vendre de grands noms, de s’attaquer à un marché de chineurs et de baptiser leur galerie du titre d’un film inachevé sur Gabriel Veyre.</p>
<p>Au vernissage de leur première exposition, à l’automne 2005, c’est un succès inespéré : une soixantaine de personnes réunies, cinquante photos d’anonymes accrochées au mur&#8230; et toutes se vendent. Un acheteur se permet même, sous les yeux de Philippe, de proposer à un prix deux fois plus élevé une image qu’il venait juste d’acquérir. « <em>On a appris deux choses</em>, résume-t-il : <em>un, il existe un marché pour ce type de photographie. Deux, nos prix étaient bien trop bas</em> ! » Philippe et Marion basculent alors définitivement du cinéma à la photographie.</p>
<p>« <em>Paris Photo, en 2005, on ne connaissait pas</em> ! » avouent-ils. Mais ils foncent et exposent une cinquantaine de photos couvrant tous les domaines. Et en vendent dès le premier jour dix-huit, la plupart à des musées de renommée internationale tels que le Centre Pompidou, le MoMA, le Metropolitan Museum et le musée Nicéphore Niépce. Depuis, c’est à cette occasion qu’ils dévoilent une fois par an leur collection.</p>
<p>Les musées représentent environ un tiers des acheteurs de la galerie. Interrogé sur ce phénomène, François Cheval, directeur du musée Nicéphore Niépce à Chalon-sur-Saône, l’explique ainsi : « <em>C’est la nature d’un musée de la photographie que de s’intéresser à la photographie anonyme ou d’amateurs, c’est l’expression de la vie même. Ce serait une erreur de ne pas les montrer.</em> » Pour lui, cet acte engage « <em>un choix théorique</em> », qui défend « <em>une certaine conception de l’histoire de la photographie</em> ». Bien plus, « <em>les anonymes sont dans tous les grands musées américains. Le marché s’est saisi de cette affaire et en a besoin ! </em>» Expositions, catalogues, ouvrages et même galeries dédiés à cette niche se sont en effet multipliés depuis la fin des années 1990 en France et aux Etats-Unis<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>.</p>
<p>Les deux autres tiers sont des acheteurs aux profils très différents : du collectionneur au particulier qui veut faire un cadeau. Les goûts sont éclectiques, le champ de la photographie anonyme étant immense. Photographie anonyme, et non vernaculaire, tiennent à préciser les galeristes : « <em>La photographie estampillée “souvenir de famille”, nous n’y touchons pas, son pouvoir est nostalgique et n’a pas assez de résonance.</em> » Le qualificatif « anonyme » ne doit pas non plus tromper : l’auteur de la photo peut être identifié, mais être un amateur ou un professionnel qui n’a pas accédé à la reconnaissance.</p>
<p>Les images se vendent, en général, entre 1 000 et 2 000 euros. Loin des prix habituels du marché photographique. De fait, le marché de la photographie anonyme ne s’apprivoise pas comme un marché classique. Si certains tirages peuvent atteindre des sommes importantes, ils restent dans une fourchette raisonnable. Matthieu Humery, responsable du département photographies de Christie’s à Paris, en témoigne : « La <em>photographie anonyme s’achète moins pour des raisons spéculatives ou des perspectives de revente. En général, le principal intérêt d’une image anonyme, c’est son titre. Si on peut mettre un nom sur un visage, le regard change.</em> » Et les prix chavirent. « <em>Depuis cinq ou six ans, pointe François Cheval, les belles collections comme les beaux albums valent chers. On ne peut plus faire croire qu’on peut acquérir un beau tirage d’amateur à 20 euros. </em>»</p>
<p>Mais la spéculation n’est pas le moteur des Jacquier : « <em>Nous ne cherchons pas à être de grands marchands, ni à surfer sur la vague, nous cherchons à progresser avec des pièces rares&#8230;</em> » La quête d’images anonymes est pour eux une question de passion, de ténacité et de chance. Philippe parcourt les brocantes et les vide-greniers à la recherche d’une photographie « <em>avec une aura, un quelque- chose qui vous fait battre le cœur. Dans ce métier,</em> raconte-t-il<em>, il n’y a pas de certitudes, j’achète des photos pour moi, je ne pense pas à un client ; je les achète parce que je les aime</em> ». Toutes les images, collectées « <em>une par une</em> », sont datées — à vingt ans près. Autant que possible, les galeristes tentent d’en cerner le contexte, d’en reconstituer l’histoire. Pour établir les prix, Philippe et Marion invitent un expert et tous trois évaluent la rareté, la qualité et la puissance visuelle des clichés sélectionnés. « <em>Je ne suis pas contre un flou, mais il faut que nos amateurs soient de bons techniciens </em>», admet Philippe. Avec l’expérience, les critères se précisent et les jugements s’affinent. Même si, au final, <em>« il n’y a pas de différence entre une photographie de 1 000 et une de 10 000 euros </em>» : Philippe Jacquier les aura recherchées et aimées de la même façon.</p>

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<p>En plus de Paris Photo, la galerie organise deux expositions par an. L’une d’elles, « <em>Les Insoumises</em> » — portraits de « cocottes » du XIXe siècle —, a été montée aux Rencontres d’Arles en 2008. Un coup de cœur de François Hébel et du commissaire invité, le couturier Christian Lacroix, suite à un envoi spontané des galeristes&#8230; Cette année, Marion et Philippe ont proposé au festival une vente officielle de photographies anonymes qu’ils ont choisies chez des collectionneurs. Une première à Arles. Images ludiques, petites mises aux enchères, une salle des ventes comble. « <em>C’était une vente théâtrale avec un vrai commissaire priseur [Maître Le Mouel], un crieur de Drouot et un écran géant</em>, raconte Philippe. <em>L’état d’esprit nous souciait bien plus que le résultat de la vente</em>.<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a> »</p>
<p>Quand ils évoquent le cru 2013 présenté à Paris Photo, les yeux de Marion et Philippe pétillent. Derrière chaque image se cache une histoire. Pour l’une d’elles, Philippe s’exclame : « J’au- rais été capable de tout, quitte à aller en prison ! » Seule certi- tude, ceux qui achètent ces photographies sont comme eux : ils tombent amoureux.</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Voir notamment <em>Gabriel Veyre, opérateur Lumière. Autour du monde avec le cinématographe. Correspondance (1896-1900)</em>, Institut Lumière / Actes Sud, 1996 ; <em>Le Maroc de Gabriel Veyre : 1901-1936</em>, Kubik Editions, 2005 (avec Farid Abdelouahab). Une exposition « Dans l’intimité du Maroc » a tourné en 2012 dans 7 villes du Maroc.</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> 40 000 euros pour un peu plus de 200 lots vendus (sur 208 mis en vente).</p>
<p><em>Galerie Lumière des roses</em></p>
<p><em> 12-14 Rue Jean-Jacques Rousseau 93100 Montreuil </em></p>
<p><em>+33(0)148700202</em></p>
<p><em> www.lumieredesroses.com</em></p>
<p><strong>Pour en savoir plus :</strong></p>
<p><strong>www.gabrielveyre.com</strong></p>
<p><strong>www.photoanonyme.fr</strong></p>
<blockquote><p><strong>DECRYPTAGE </strong></p></blockquote>
<p><strong> Regard de Debussy, Pierre Louys, vers 1900</strong></p>
<p>Contretype, tirage argentique, 30 x 40 cm Vendue : 6 000 euros</p>

<a href='https://belindasaligot.com/?attachment_id=133'><img src="https://i1.wp.com/belindasaligot.com/wp-content/uploads/2015/03/SI6lx4dIiQ3UMnCdBHmNIFOYq0jmwp7BkfsYIdw-dBMapCpwGAlsl2-v170qJSeGyw2bKno7r6LBmdnjB3WGKBkHGTCL9Rqv_zuUzYYUpJIpEuJHtfLOspnpAtLTkNHS9ThnlAKAHmoJVV89QemFUx5JWmY5rczNmMZuAsMPbYtpRd4w0GAhaLwZfgFpmsLCJHfzw60ciryqL_1Kr9m2YbAh5GHVKJ-Z.jpg?fit=1024%2C1024" class="attachment-large" alt="Contretype d&#039;une photographie prise par Pierre Louÿs vers 1900 &quot;Regard de Debussy&quot; Tirage argentique - 30x40cm © Collection privé - courtesy Galerie Lumière des Roses" data-attachment-id="133" data-orig-file="https://i1.wp.com/belindasaligot.com/wp-content/uploads/2015/03/SI6lx4dIiQ3UMnCdBHmNIFOYq0jmwp7BkfsYIdw-dBMapCpwGAlsl2-v170qJSeGyw2bKno7r6LBmdnjB3WGKBkHGTCL9Rqv_zuUzYYUpJIpEuJHtfLOspnpAtLTkNHS9ThnlAKAHmoJVV89QemFUx5JWmY5rczNmMZuAsMPbYtpRd4w0GAhaLwZfgFpmsLCJHfzw60ciryqL_1Kr9m2YbAh5GHVKJ-Z.jpg?resize=2490%2C1880" data-orig-size="2490,1880" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}" data-image-title="Contretype d&#8217;une photographie prise par Pierre Louÿs vers 1900 &#8220;Regard de Debussy&#8221; Tirage argentique &#8211; 30x40cm © Collection privé &#8211; courtesy Galerie Lumière des Roses" data-image-description="" data-medium-file="https://i1.wp.com/belindasaligot.com/wp-content/uploads/2015/03/SI6lx4dIiQ3UMnCdBHmNIFOYq0jmwp7BkfsYIdw-dBMapCpwGAlsl2-v170qJSeGyw2bKno7r6LBmdnjB3WGKBkHGTCL9Rqv_zuUzYYUpJIpEuJHtfLOspnpAtLTkNHS9ThnlAKAHmoJVV89QemFUx5JWmY5rczNmMZuAsMPbYtpRd4w0GAhaLwZfgFpmsLCJHfzw60ciryqL_1Kr9m2YbAh5GHVKJ-Z.jpg?fit=300%2C300" data-large-file="https://i1.wp.com/belindasaligot.com/wp-content/uploads/2015/03/SI6lx4dIiQ3UMnCdBHmNIFOYq0jmwp7BkfsYIdw-dBMapCpwGAlsl2-v170qJSeGyw2bKno7r6LBmdnjB3WGKBkHGTCL9Rqv_zuUzYYUpJIpEuJHtfLOspnpAtLTkNHS9ThnlAKAHmoJVV89QemFUx5JWmY5rczNmMZuAsMPbYtpRd4w0GAhaLwZfgFpmsLCJHfzw60ciryqL_1Kr9m2YbAh5GHVKJ-Z.jpg?fit=1024%2C1024" /></a>

<p>&nbsp;</p>
<p>Il y a d’abord ces grands yeux noirs. Un regard porté vers l’invisible. Le hors-champ. La moustache se distingue à peine. La bouche semble charnue. Les contours sont flous. Une partie du visage est baignée de lumière ; l’autre est plongée dans l’ombre. À peine un front, plus de menton, une chevelure discrète : qui est cet homme ? Philippe Jacquier trouve le tirage chez « un marchand ». Au dos de l’image, il lit : Debussy. Selon le vendeur, la photographie provient du fonds Henri-Langlois, l’ancien fondateur et directeur de la Cinémathèque française. L’enquête commence. Est-ce bien Claude Debussy ? Il doute et contacte le musée Claude-Debussy à Saint-Germain-en-Laye. Une conservatrice lui confirme à la fois l’identité et l’existence d’une photographie identique dans les archives. Une question le tourmente. Pour quelles raisons l’image même présente-t-elle des marques de froissement à certains endroits ? Pierre Louÿs, photographe et poète, a noué une longue amitié avec Claude Debussy. Quand le premier publie Les Chansons de Bilitis, le second s’en inspire. Un jour de colère, Claude Debussy déchire le portrait que Pierre Louÿs avait pris de lui, en mai 1894. Sa femme, la cantatrice Emma Bardac, le récupère, recolle les morceaux et en fait plusieurs contretypes.</p>
<p>Le portrait, dans un mauvais état, se trouve au Centre de documentation Claude-Debussy à la Bibliothèque nationale de France. Le tirage est vertical, donnant à voir le visage en entier. Ici, l’image est coupée comme un panoramique de film. Inexplicable. La galerie Lumière des roses et le musée Debussy à Saint- Germain-en-Laye possèdent les deux seuls contretypes connus. Il y a deux ans, à Paris Photo, ce portrait se trouvait au centre de l’accrochage. Un homme est arrivé, a reconnu le compositeur et s’est écrié : « <em>Je veux cette photo !</em> » L’admirateur l’obtient à 6 000 euros. Le dernier jour, le fondateur de MK2, Marin Karmitz, passe. Philippe lui raconte son histoire. Il veut l’acheter. Bien trop tard.</p>
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